Les Horreurs le matin et la nuit sont diverses; elles sont, tel un long voile, mouvantes et inconstantes. Et le long voile est noir et porte en étendard ton nom qui flotte au vent, comme flotte mon âme, portée par les bourrasques de la nuit délatrice qui révèles mes insanes réalités, sycophante atroce de mes douleurs cachées, que je dévoile. Les Horreurs le matin et la nuit sont diverses. Suivant la lumière, sans connivence et sans regard, elles se brisent et crient, différemment selon les heures. A la fadeur succède la révolte; et l'Angoisse.
Le temps, imperturbable, en rit et je m'en meurs, court quand je stagne, moque mes impatiences, est l'absolue Horreur.
L'Horreur ne s'apprivoise pas, ne s'accepte qu'à peine. Faire alors semblant. Ce nécrophage de nos espoirs déchus et défunts fait son repas de nos sangs. On ne peut , comme combat, que l'oubli face à elle. Mais l'Oubli, indolent, est la première des Horreurs, avec toi.
Le temps, imperturbable, en rit et je m'en meurs, court quand je stagne, moque mes impatiences, est l'absolue Horreur.
L'Horreur ne s'apprivoise pas, ne s'accepte qu'à peine. Faire alors semblant. Ce nécrophage de nos espoirs déchus et défunts fait son repas de nos sangs. On ne peut , comme combat, que l'oubli face à elle. Mais l'Oubli, indolent, est la première des Horreurs, avec toi.


