Sur l'Yle, vanité et oubli : définition de mes Horreurs

Sur l'Yle, vanité et oubli : définition de mes Horreurs
Les Horreurs le matin et la nuit sont diverses; elles sont, tel un long voile, mouvantes et inconstantes. Et le long voile est noir et porte en étendard ton nom qui flotte au vent, comme flotte mon âme, portée par les bourrasques de la nuit délatrice qui révèles mes insanes réalités, sycophante atroce de mes douleurs cachées, que je dévoile. Les Horreurs le matin et la nuit sont diverses. Suivant la lumière, sans connivence et sans regard, elles se brisent et crient, différemment selon les heures. A la fadeur succède la révolte; et l'Angoisse.
Le temps, imperturbable, en rit et je m'en meurs, court quand je stagne, moque mes impatiences, est l'absolue Horreur.
L'Horreur ne s'apprivoise pas, ne s'accepte qu'à peine. Faire alors semblant. Ce nécrophage de nos espoirs déchus et défunts fait son repas de nos sangs. On ne peut , comme combat, que l'oubli face à elle. Mais l'Oubli, indolent, est la première des Horreurs, avec toi.

# Posté le mardi 22 juillet 2008 05:03

Modifié le jeudi 24 juillet 2008 14:54

Sur l'Yle, avant-goût des apocalypses

Sur l'Yle, avant-goût des apocalypses
La fin du monde est proche
Mettre en mots et en vie...

# Posté le samedi 19 juillet 2008 11:11

Modifié le lundi 21 juillet 2008 14:14

Sur l'Yle, les impressions de la tempête


Le temps file et me lasse...
L'horreur stagne et me glace...

Entends-tu le souffle des objets qui dévient de la Vérité?
Ils te tuent, à petit feu mais te tuent...

# Posté le mardi 15 juillet 2008 07:10

Sur l'Yle, la déchéance des pommes et le début des rêves

Sur l'Yle, la déchéance des pommes et le début des rêves
L'hisoire d'une éphémère infinité... celle d'une perfection du sentiment, au détriment de la perfection de l'Instant...
Au détriment de la Vie?

Changement de cap... le phare au loin, perdu dans le ressac de mes saignements plaintifs, indique un boréal autre, une lumière de l'autre côté... Je m'y élance, les houles tempêtueuses m'emportent... Je me laisse porter après tout, je me laisse porter...

Demain, les songes seront mélancoliques et savoureux... J'en veux la pulpe, la substance vive, l'âcre insinuation des mangliers charnus... disgression malvenue... J'en veux les horreurs surranées, les bonheurs si intenses, les angoisses et les flammes...

Mais c'est demain, cela... Laisse-moi m'endormir un instant...



...

...

# Posté le mardi 08 juillet 2008 15:13

Sur l'Yle, la grande joie et le néant

Sur l'Yle, la grande joie et le néant
Ce sont les répétitions de ces moments qui créent la douleur, qui ne se meut qu'à peine.
Les répétitions de ces plongées dans les gouffres de mon être.


"Le non-être ne doit pas être nommé" Parménide
Et ce faisant, il le nomme.

Qu'est-ce que je peux dire, alors? Mon rien? Le rien est un non-être.
Je tente l'approximation de ma vérité, je lance une "doxa" (opinion) et, alors, le droit m'est donné à la contradiction. L'école éléate est étrange.
Je suis comme un non-être, ou plutôt un être qui ne comprend pas.


Est-ce cela? Ne pas être est ne pas comprendre. La finitude irrévocable de mon entendement m'empêche d'être et de concevoir l'être.

Je suis décidément bien peu de choses.

# Posté le vendredi 04 juillet 2008 10:22